Les bleus

Les bleus
Depuis le jeudi 8 juin, jour de son arrivée en Allemagne pour cette phase finale du Mondial 2006, l'Equipe de France a établi son camp de base à Aerzen-bei-Hameln, près d'Hanovre. Plus précisément au Schlosshotel Münchhausen.
Un cadre magnifique et verdoyant que les Bleus quitteront définitivement samedi pour se rendre à Berlin afin d'y disputer la finale le lendemain face à l'Italie.

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 19:09

Modifié le vendredi 07 juillet 2006 08:41

france-suisse

france-suisse
En concédant le match nul face à la Suisse, la France n'a pas encore réveillé ses vieux démons du Mondial 2002. Pour ce qui est de répondre aux attentes du public et de son sélectionneur, on repassera. Les Bleus se sont certes procurés des situations qui auraient pu (dû ?) leur permettre d'effacer des tablettes Emmanuel Petit, dernier buteur français en Coupe du monde. Mais les Suisses ont également eu quelques occasions, alors que penser de ce match ?

Le titulaire Ribéry
Les Bleus réalisaient toutefois une bonne entame de match. Avec l'événement du jour, la titularisation de Franck Ribéry sur le côté gauche. Le nouveau phénomène de l'équipe de France a réalisé un bon match pour sa première titularisation, même s'il n'a pas réussi à se montrer aussi décisif que lors de ses entrées en cours de jeu. Sur un débordement côté droit, le Marseillais fait le plus dur, mais manque de lucidité en passant trop en retrait pour Thierry Henry. Ce dernier parvient tout de même à frapper. La main décollée de Patrick Müller est sur son chemin mais l'arbitre de bronche pas.
En face, les Helvètes prenaient confiance au fil des minutes et parvenaient à inquiéter les Français. Le travail des latéraux Helvètes, notamment le gaucher Magnin, perturbait le jeu Français et empêchait Willy Sagnol et Eric Abidal de monter. Les coup francs de ce même Magnin sont décidément une plaie et l'un deux faillit bien faire la différence. Plein axe, dans une position qui n'était pas sans rappeler le dernier but suisse face à la France, Philippe Senderos et Alexander Frei frôlaient le ballon qui s'en allait taper le poteau de Barthez pour revenir sur Frei qui frappa au dessus.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 19:10

Modifié le vendredi 07 juillet 2006 08:46

france-corée du sud

Soirée cauchemardesque pour l'équipe de France qui n'a pas pu venir à bout de la Corée du Sud. les Bleus se retrouvent a priori dans la même configuration qu'en 2002, où ils devaient battre le Danemark par deux buts d'écarts. Cette fois ce sera face au Togo.

Pourtant, tout avait bien commencer. Pour un début de match couperet, les Bleus paraissent sereins et déterminés. Pas de round d'observation, il leur faut mettre un but avant que la tension ne reprenne le dessus. Avec un thermomètre plus clément, le pressing français peut se mettre en place et étouffer sans peine les velléités de construction des Coréens qui alignaient finalement une défense à trois.
Le retour de Florent Malouda sur le côté gauche fait du bien mais n'explique pas tout. Patrick Vieira est en forme, tout comme Zinedine Zidane, Claude Makelele égal à lui-même, et Thierry Henry qui cavale et gêne la relance à la pointe de l'attaque. Profitant d'une frappe détournée de Sylvain Wiltord, Titi bat le gardien Woon-Jae Lee et efface Emmanuel Petit, dernier buteur tricolore en Coupe du monde, des tablettes. Huit ans après, ça soulage.
La domination française se poursuit. Les Coréens n'arrivent pas à sortir de leur camp, à part sur des longs ballons infructueux. Malouda prend régulièrement le flan droit pour repiquer dans l'axe sur son pied gauche, Vieira, lui, renoue avec son activité des beaux jours. Sur un corner de Zidane il trouve même le chemin des filets, de la tête. Mais l'arbitre de la rencontre, Monsieur Archundia ne voit pas que l'arrêt de Woon-Jae est intervenu derrière la ligne. Les Bleus doivent se contenter d'un but d'avance à la mi-temps.

La seconde période commence avec quelques cafouillages mais les choses reviennent rapidement dans l'ordre. L'équipe de France continue à mener les débats sans se créer toutefois de réelles occasions. Dans les trente derniers mètres, les combinaisons sont trop souvent hésitantes et en l'absence de jeu direct les Bleus ont du mal à trouver le décalage.
Pour ce qui est des fameuses frappes de loin, réclamées notamment par Lizarazu le nouveau consultant foot de Canal, ce n'est pas encore ça, Malouda envoyant ses tirs à plusieurs mètres des cages. Après une heure de travail intense, les Français baissent physiquement au fil des minutes tandis que les Coréens, qui ne semblait attendre que ça, sortent, eux, la tête de l'eau.

Franck Ribéry rentre à la 60e à la place de Wiltord et met le feu sur quelques accélérations dont il a le secret. Mais alors que les Français continuent de gâcher leurs actions offensives en multipliant les mauvais choix, la sanction finit par tomber à dix minutes de la fin. Sur un centre apparemment anodin, la défense ne parvient pas à se dégager et Lee remet le ballon de la tête sur Ji-Sung Park qui le pousse du pied devant Fabien Barthez qui ne peut que l'effleurer et le voir mourir dans les filets (81e).
Les Bleus se réveillent mais Vieira envoie dans les nuages un centre en retrait de Ribéry, Henry se manque deux fois de la tête, dont une signalée hors-jeu, et une fois du pied sur un ouverture de Zidane. Ils ne reste qu'une poignée de minutes à jouer et Raymond Domenech finit par effectuer ses derniers changements, en remplaçant Malouda par Vikash Dhorasoo puis Zidane, auteur d'une seconde période bien terne, par David Trezeguet qui récupérait à la surprise générale le brassard de capitaine. Lui, le joueur le plus introverti de l'équipe de France.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 19:12

france-togo

Ce n'est pas un exploit, mais les Bleus ont réalisé ce que la majorité des Français pensait improbable, se qualifier pour le second tour du Mondial. Comme un symbole, le tant décrié Patrick Veira fut l'auteur du premier but, et d'un match monstrueux, avant d'offrir le second à Thierry Henry. Les Bleus se sont donc offert un sursis, en attendant le huitième de finale face à l'Espagne. Un tout autre calibre que le Togo...
David Trezeguet, qui faisait son entrée en tant que titulaire, se mettait en évidence rapidement en bénéficiant d'un ballon détourné. Il se retournait et frappait en pivot. Henry qui se présentait à sa droite, était peut-être mieux placé...
Remonté, Trezegoal plaçait une tête repoussée par Agassa, sur un centre de Henry. Puis, sur un débordement de Ribéry, il trouvait le chemin des filets, mais l'arbitre signalait un hors-jeu bien douteux au regard des ralentis. Quelques minutes après, Franck Ribéry tirait largement au dessus, puis un nouveau hors-jeu imaginaire venait stopper un appel de Henry, servi côté gauche dans sa position préférentielle. De quoi craindre un contrecoup psychologique pour des Bleus en manque de confiance.
Le premier but ne voulait pas venir. Et Ribéry, pourtant auteur d'un grand match, réalisait une nouvelle transformation après un mouvement Henry-Malouda. Il manquait également de précision sur ses corners, mais vu son activité énorme, on ne pouvait que lui pardonner. La mi-temps s'achevait avec un compteur toujours vierge.

On ne sait pas ce qu'ils se sont dits à la pause, toujours est-il que les Bleus repartaient avec les mêmes intensions sans se laisser gagner par la crispation. Les leaders répondaient présents. Surtout Willy Sagnol, impérial sur son côté, qui épaulait un Lilian Thuram parfois en difficulté, et Vieira, survolté, qui masquait la prestation en demi-teinte de Claude Makelele. Sur une nouvelle percée de Ribéry, qui semblait ne plus vouloir frapper, le grand Pat recevait le ballon dans la surface et, d'un magnifique geste de buteur, frappait en pivot et battait enfin le gardien togolais Agassa qui avait multiplié les arrêts décisifs. Recommencera
Le verrou avait sauté et la France n'allait pas se contenter de ce maigre avantage, pourtant suffisant puisque la Suisse menait face à la Corée du Sud. Vieira jouait en patron, prenant le rôle de relais au milieu de terrain qui incombe habituellement à Zinedine Zidane. Il ne pouvait avoir orchestré le retour de Zizou pour le laisser prendre sa retraite dans les vestiaires, où le numéro 10 des Bleus suivait la rencontre sans doute pour éviter le regard insistant des caméras qui l'auraient fixé durant toute la rencontre.

Profitant d'un décrochage de Trezeguet, qui faute de marquer aida dans le jeu, Vieira déviait un ballon de la tête aux abords de la surface vers Henry qui ajustait Agassa d'un tir croisé imparable. 2-0, le contrat était enfin rempli. Le public en voulait plus mais Domenech avait décidé de ne pas jouer avec le feu et demandait à ses milieux de ne plus se livrer. Pensaient-il déjà à ménager ses troupes pour le prochain match ? Sylvain Wiltord et Sidney Govou rentraient pour amener un peu de fraîcheur et gérer cette fin de match au dénouement heureux. Les joueurs restaient longuement sur le terrain, savourant cette qualification qu'ils n'avaient pas réussi à arracher en 2002.
Certes, il n'y a pas encore de quoi pavoiser, et il faudra sortir le grand jeu, mardi, contre une équipe d'Espagne qui a impressionné plus d'un technicien à l'occasion de ce premier tour. Mais c'est une nouvelle compétition qui débute ce week-end, celle des rencontres à élimination directe. Et la vérité des matchs de poule n'y survit pas toujours. Reste tout de même un casse-tête pour Raymond Domenech, qui laissera sa place à Zidane ?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 19:14

Pause pub

Pause pub

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 19:15